Ce samedi 24 février s’est déroulée la 32ème cérémonie des césars de l’honorable Académie des Arts et Techniques du Cinéma.

 

Coté histoire, nous retiendrons que cette académie a été créée par Georges Cravenne afin que la France (il a bon dire que c’était l’image de l’Europe on n’est pas dupe) puisse se targuer d’avoir autant de consécration, d’émulation et de médiatisation que nos voisins d’outre-atlantique possédant leur propre statuette, j’ai nommé Oscar.

Afin d’offrir un trophée original et emblématique, mister Georges (non les filles, pas Clooney, mais Cravenne) demandé à son ami sculpteur, César Baldaccini, de créer la célèbre statuette que nous connaissons tous.

César, l’artiste, est connu et reconnu internationalement pour ses œuvres basées sur la technique de la Compression dirigée (genre c’est pareil que la compression d’une voiture dans une casse automobile sauf que là il choisit de compresser plus ou moins fort un coté ou l’autre jusqu’à obtenir la forme souhaitée).  Ses compressions il les réalise à partir de métaux divers, dont le cuivre qui est l’un des principaux composant du trophée du cinéma français.

C’est la société « Bour et Cie » située à Woincourt dans la Somme, qui est l’heureuse détentrice de l’accord commercial pour la production de la dite statuette… En gros et pour faire court : elle affine plus de 2 000 tonnes de déchets cuivreux. Ces déchets , vieux radiateurs de voiture ou de camion, vieilles robinetterie, anciens décors funéraires, lui sont fournis par de gros récupérateurs de métaux. Stockés puis triés, ces déchets sont ensuite refondus dans l’un des deux fours électriques ( la température y est supérieure à 1100°) et un nouvel alliage correspondant au cahier des charges du client est alors composé. Le nouveau métal obtenu est conditionné sous forme de lingots qui repartent vers le circuit industriel où ils seront une nouvelle fois refondus et transformés pour devenir hélice de bateau, poignée de porte ou pour être remis en grande pompe aux lauréats des Césars du cinéma.  Hmmm maintenant que je sais ça, je la trouve moins attrayante : des décors funéraires récupérés…





Enfin, le but est de faire rêver alors retournons à notre cérémonie de samedi et son palmarès :

  • Meilleur film : Lady Chatterleyde Pascale Ferran
  • Meilleur réalisateur : Guillaume Canet pour Ne le dis à personne
  • Meilleure actrice : Marina Hands pour Lady Chatterley
  • Meilleur acteur : François Cluzet pour Ne le dis à personne

  • Meilleure actrice dans un second rôle : Valérie Lemercier pour Fauteuils d'orchestre
  • Meilleur acteur dans un second rôle : Kad Merad pour Je vais bien ne t'en fais pas

  • Meilleur espoir féminin : Mélanie Laurent pour Je vais bien, ne t'en fais pas
  • Meilleur espoir masculin : Malik Zidi pour Les amitiés maléfiques

  • Meilleur film étranger : Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris
  • Meilleur premier film : Je vous trouve très beau d'Isabelle Mergault

  • Meilleur scénario original : Olivier Lorelle et Rachid Bouchareb pour Indigènes
  • Meilleure adaptation : Pascale Ferran, Roger Bohbot, Pierre Trividic pour Lady Chatterley

  • Meilleure musique écrite pour un film : Mathieu Chedid pour Ne le dis à personne

  • Meilleur court métrage : Fais de beaux rêves de Maryline Canto

  • Meilleure photo : Julien Hirsch pour Lady Chatterley
  • Meilleurs décors : Maamar Ech Cheikh pour OSS 117 Le Caire, nid d'espions
  • Meilleur son : François Musy, Gabriel Hafner pour Quand j'étais chanteur
  • Meilleurs costumes : Marie-Claude Altot pour Lady Chatterley
  • Meilleur montage : Hervé de Luze pour Ne le dis à personne
  • Meilleur film documentaire : Dans la peau de Jacques Chirac de Karl Zéro et Michel Royer
  • Jude Law et Marlène Jobert ont par ailleurs chacun reçu un César d'honneur.

Et pour la petite histoire, pour le pire du pire sont remis les « Gerard du cinéma »… Mais ça c’est une autre histoire.

Sources :


 


Il était une fois, la petite Amelie qui décida qu'un jour elle serait championne de tennis... La suite tout le monde la connaît. Mais ce qui fait que je prend le clavier aujourd'hui, en ce lendemain de jour de gloire de la joueuse française, ce n'est pas trop la finale qu'elle vient de remporter au Proximus Diamonds Games d'Anvers contre Kim Clijsters (qui, il faut l'avouer n'a pas donné son meilleur tennis et aurait mieux fait de ne pas monter sur le cours du Sport Paleis pour faire ce simulacre de match contre une Amélie déterminée).

Avec 3 victoires consécutives à ce tournoi du circuit ATP, Amelie remporte définitivement le trophée : une raquette de tennis en or pesant pas loin de 4 kilogrammes et sertie de 1 702 diamants.




Considéré comme le plus beau trophée du tournoi féminin mondial, cette raquette a été créée et offerte par le syndicat des diamantaires de la ville d'Anvers, il avait déjà fait les yeux doux à Venus Williams qui en était à 2 victoires avant de... se faire battre par miss Mauresmo en 2005.
Et de bien entendu, les organisateurs du tournoi ont précisé que la grande gagnante pourra demander à se faire livrer ce somptueux bijou d'une valeur estimée à un million d'euros où bon lui semblera... Ceci afin de ne pas provoquer de souci de transport à l'heureuse gagnante.

Et pour la petite histoire de cette finale 2007, Kim jouait son dernier match sur le sol belge avant sa retraite annoncée pour fin de l'année... Miss Mauresmo, grande dame, lui laissa l'avant scène pour une ovation du public qui dura plusieurs dizaines de minutes... A défaut de quitter avec une victoire belge, Kim aura pu gagner le plus beau trophée : l'amour de son public...